Les Vannetais ont assuré l'essentiel en dominant le Stade Aurillacois (25-5). Avec cette victoire, les Bretons confortent leur place dans le Top 6.

Le match
 
Que le RC Vannes se soit imposé devant Aurillac ne constitue pas en soi une surprise, ni une réelle performance si l’on s’arrête au plan hiérarchique. Mais cette victoire n’a pas été facile à construire pour des vannetais souvent en panne d’inspiration lors de la période initiale.
Au terme de celle-ci, le 13-5 n’avait d’ailleurs rien de rassurant pour les bretons qui n’avaient pas su élever leur niveau de jeu face à une formation cantalienne rugueuse, qui n’eut de cesse de casser le rythme que les vannetais tentaient de mettre dans le mouvement et de casser les rucks. Le fait qu’ils aient été surpris dès l’entame (5e) par un essai du solide Javakhia eut pour conséquence de doucher sensiblement l’enthousiasme des bretons, qui craignaient de voir le scénario de Massy se répéter. La suite, malgré de louables intentions se résuma des deux côtés à un festival d’approximations et beaucoup de déchets techniques. De là découla un jeu haché, sans liant même si l’essai de Duplenne en bout de ligne sur une offrande de Bouthier la transformation et les deux pénalités d’Hilsenbeck donnèrent le sentiment que le RCV maitrisait son sujet.
L’essai de Bouthier en bout de ligne (50e) dès la reprise, sur l’une des rares initiatives collectives au large aurait pu libérer les bretons qui naviguaient alors dans des eaux plus sécurisantes 18-5. Aurillac malgré un bel esprit d’abnégation ne parvint que rarement à déstabiliser une défense vannetaise toujours bien en place. Les minutes s’écoulèrent sans qu’il y ait de flamboyance dans le jeu, dans un match qui perdait de son intensité. La flamme fut rallumée à 8 minutes du terme sur le troisième essai vannetais de Kamikamika emmené en terre promise sur un ballon porté par un pack bien articulée (72e). Malgré eux autres ballons d’essai qui auraient signifié le bonus offensif, le score en restait sur ce 25-5, certes intéressant lu dans l’absolu, mais finalement terriblement frustrant pour une « petite » équipe vannetaise.
 
L'action du match
 
L’essai de Bouthier 5 minutes après la reprise constitua le fait marquant d’un match sans grande tenue. Indigne d’un candidat à la qualification des play off selon Jean-Noël Spitzer. A l’origine, un Pat Léafa futé d’avoir piqué une touche aux cantaliens. Hilsenbeck à la récupération sur le premier point de fixation, avant Holder et une offrande en bout de ligne pour l’arrière vannetais.
 
Le fait du match
 
Cela aurait pu être l’essai de Duplexe ou encore celui de Bouthier. Mais Kitioné kamikamika a été porté en terre promise par le pack qui avait constitué le mal pénétrant sur une pénaltouche. Un essai d’école à montrer dans toutes les écoles de rugby.
 
Les meilleurs
 
Vannes : Holder, Chalmers, Bolénaivalu, Bouthier, Cramond, Léafa, Jones, Goufan.
 
A Aurillac : Corbex, Javakhia, Waqaliva, Nostadt, Cassan, Gaveau, Le Breton.
 
Catherine Lozac'h

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