Dans un match qui se sera résumé à une énorme lutte d’influence, c’est incontestablement la pénalité ratée de Pierre Bérard à 10 minutes de la fin qui aura été le fait du match. Un coup de botte de 50 m, trop court pour un ballon qui vient alors mourir à quelques mètres de la barre transversale des perches. Une balle de 12 égalité pour des Biterrois qui ne doivent surtout pas rougir de cette nouvelle et cinquième défaite hors de leurs bases.

Le résumé

Le RC Vannes a fait mentir les statistiques qui observent que gagner deux fois consécutivement chez soi devant son public est et reste toujours très difficile. La victoire contre Béziers n’en prend que plus de saveur et plus de relief, même sur un score étriqué. Cette victoire est venue confirmer la précédente contre Carcassonne mais face à un adversaire plus consistant, plus rugueux aussi. Le 3-3 de la pause, avait seulement confirmé ce qui s’était passé sur le pré. Deux équipes soucieuses de produire, mais deux défenses irréprochables qui ne permirent pas d’envolées au large et où les prémices de celles-ci furent vite réduites à néant. Le combat au près, des rucks à répétition, du pick and go, le jeu s’est déroulé souvent dans le petit périmètre. Un rapport de force qui ne tourna quasiment jamais en faveur de l’une ou l’autre équipe.

La seconde période fut du même calibre et de la même veine. Les Vannetais dominateurs dans les conquêtes, réussirent à prendre plusieurs ballons aux biterrois. A contrario, les Héraultais parvinrent à grappiller quelques ballons sur les regroupements. Partant d’un tel constat, le poids des fautes fut déterminant. Suchier (51e) su répondre à Hilsenbeck (46e) lors d’une précédente prise d’avantage. Le scénario inverse se répétait avec un drop de Suchier (59e) avant l’égalisation d’Hilsenbeck (62e) sur un nouveau coup de pied. 9-9 il était patent que la différence ne se ferait pas autrement que sur un autre coup de pied. Celui de l’international allemand du RC Vannes (66e) permis alors aux Bretons de prendre une petite option. Et comme Bérard (l’artilleur des coups lointains), 4 minutes plus tard, eut le bon goût pour les vannetais de rater une belle d’égalisation à 50 m (70e) le RC Vannes se contenta jusqu’à la sirène de conserver le ballon pour signer une victoire qui n’avait rien d’illégitime face à une bien belle équipe de Béziers.

L’action du match

Dans un match finalement très fermé, et au cours duquel l’affaire s’est surtout réglé entre les « gros », aucune action n’a pesé directement sur le score. Le duel entre Thibauld Suchier et Christopher Hilsenbeck aura donc finalement tourné à l’avantage du joueur morbihannais.

L’homme du match : Dan Tuohy

L’Irlandais n’a pas ménagé sa peine. Déjà en vue lors du match contre Carcassonne, l’ancien joueur du Stade Français a littéralement porté le pack breton dans les zones de ruck. Son influence aura été réelle dans la construction d’une victoire sur un petit score. Les deux packs ont livré un combat de titans sans qu’aucun ne parvienne à vraiment prendre l’ascendant sur l’autre. Mais le nombre de ballons grattés, conservés et relancés par Dan Tuohy en ont fait ce jour l’homme d’un match paradoxalement fermé, mais loin d’être inintéressant.

Les meilleurs

RC Vannes : Picault, Leafa, Kite, Tuohy, Hilsenbeck, Vosawai. Béziers : Kelly, Suchier, Rawaca, Wardi, Marco-Pena.

Par Didier Le Pallec.

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