Aurillac - Un vrai combat et une belle victoire pour des locaux dominateurs face à des Montalbanais accrocheurs.

Celle-là, elle va vraiment faire du bien. Pour la première fois de la saison, Aurillac a dominé son sujet. Impeccablement en première mi-temps, plus en maîtrise en seconde. Mais pour l’ensemble, quelle satisfaction de voir enfin les locaux sortir un match abouti. Ô pour sûr, rien n’est jamais parfait, mais l’attente était tellement grande avant de recevoir les Tarn-et-Garonnais, que la réponse donnée sur le terrain par les Cantaliens a été saluée par tout le monde.

Très inquiet avant le début de la rencontre, Thierry Peuchlestrade a apprécié la réaction de son groupe "et comme il le fallait. On sort de deux grosses déceptions contre Nevers et à Brive où on a été archi dominés. J’avais peur que les joueurs aient la tête dans le seau, mais ils ont démontré qu’ils avaient du tempérament, du caractère." C’est le moins que l’on puisse dire !

Un Aurillac méconnaissable d’une semaine à l’autre, capable de prendre le match en mains, de maintenir l’adversaire dans son camp. Mieux, de lancer du jeu. "On a pris ce match par le bon bout avec une conquête retrouvée et des envies de jeu aussi. Cela s’est vite concrétisé par des points", appuyait le technicien. Du jeu, mais pas que. Aurillac a également répondu au défi physique avec une troisième ligne détonante ne serait-ce que par l’activité incroyable de Giorgi Tsutskiridze. Propre en touche derrière Roussel et en mêlée avec du très bon Smith. Un match abouti, même si le rythme a baissé en seconde mi-temps.

Une débauche d’énergie sans faille, à l’image de Colliat titulaire de dernière minute. Absent des terrains depuis de longues semaines, le centre s’est rappelé aux souvenirs de tous, a tenu sa place et jusqu’au bout. Relation de cause à effet ou pas, le coup de gueule du capitaine Paul Boisset en milieu de semaine a semble-t-il porté ses fruits. Car cet Aurillac-là peut renverser des montagnes. Encore faut-il enchaîner. "On a été en confiance car on a produit du jeu dès le début du match. Ensuite on gère bien, même si en deuxième mi-temps on joue peut-être moins." Mais au-delà de cette analyse formelle d’après match, le capitaine est satisfait car ce qu’il a vu sur le terrain vendredi, "Je sais qu’on est capable de le faire tous les week-ends. Il suffit qu’on se le mette dans la tête. Pour moi, cela ne reste pas une surprise car on le travaille la semaine à l’entraînement." 

Par Jean-Marc Authié

Midi Olympique

Le journal du rugby depuis 85 ans.
Midi Olympique vous attend en kiosque chaque lundi et chaque vendredi, ici sur le web et sur Twitter