Mardi, le XIII de France était en stage à Toulouse pour une revue d’effectif et préparer le Tournoi européen, qualificatif pour la Coupe du monde 2021. Aurélien Cologni, le sélectionneur des Bleus évoque ce stage de préparation.

Pourquoi avoir choisi Toulouse pour ce premier stage de l’équipe nationale ?

L’équipe de France doit être au service de tous les clubs. L’an dernier, nous avons mis en place des entraînements en commun avec les Dragons. Cette année, on se devait de jouer le jeu avec Toulouse, de faire un entraînement avec le TO. C’est un échange gagnant-gagnant entre les deux parties. Venir ici, c’est aussi rendre hommage à ce club qui a su prendre le virage du professionnalisme. Un club qui est toujours en course pour l’accession en Super League, ce qui est la concrétisation du travail et de la qualité du président, des dirigeants et des entraîneurs. Aujourd’hui, pour l’équipe de France, c’est un honneur d’être à Toulouse.

Quel est le but de ce premier stage ?

La saison internationale va débuter dans moins de deux mois. Il était nécessaire de procéder à une revue d’effectif, de trouver des repères, créer une cohésion. Ce premier stage s’effectue seulement sur une seule journée. C’est court, je vous l’accorde, mais ce premier rassemblement est très positif. On voit que les joueurs ont plaisir à se retrouver. Un premier stage qui s’effectue sans les joueurs évoluant en Angleterre. Pour une journée, nous avons préféré les laisser à la disposition de leur club.

Quel est l’objectif premier du test inaugural en Serbie, le 6 octobre ?

L’ossature principale de cette équipe sera essentiellement constituée de joueurs évoluant en élite 1. Ce championnat regorge de joueurs de talent et intéressants. Certains méritent d’être vus dans un autre contexte que celui d’une compétition nationale. Ce test face à une nation émergente tombe à point.

L’équipe de France fait-elle du Tournoi européen sont objectif principal ?

Tout à fait ! Et nous voulons gagner ce tournoi qui, rappelons-le, offre aux deux premiers une qualification pour la Coupe du monde 2021. Forcément, nous voulons gagner ce trophée car en ce moment, le rugby à XIII français surfe sur la vague du succès avec la victoire des Dragons en Cup, le titre européen des moins de 19 ans et le titre mondial du XIII fauteuil en 2017. Nous ne pouvons pas passer à côté de ce triple rendez-vous de l’automne.

Du pays de Galles, de l’écosse ou de l’Irlande, quelle est la nation que vous redoutez le plus ?

Toutes ! Les nations de culture britannique sont particulièrement redoutables. On connaît leur rigueur, le goût pour le combat et le défi. Ceci dit, nous serons prêts pour ces trois rencontres. Sur ce stage, j’ai vu qu’il y avait de l’envie et de la motivation.

Didier Navarre

Journaliste

Ni plus ni moins que la mémoire vivante du Midi Olympique. De fait, aucun visiteur de l'open space de la rédaction du Midol n'a pu échapper à ce genre de conversation, captée au détour d'un bureau : - « Tu sais qui a marqué le plus de points dans l'histoire de la poule unique ? » -« Non, demande à Didier. » Ou encore : - « Eh, qui sait quel club est le plus titré en juniors Balandrade ? » - «Non, demande à Didier. » Notre conteur d’Histoire est également un précieux rouage du rugby amateur dans le grand sud, et un expert du rugby à XIII...