Alors que la situation en interne à Provale, tendue depuis l’annonce de la candidature à la présidence de Laurent Baluc-Rittener, s’est réglée avec l’accord passé qui prévoit que Robins Tchale-Watchou garde la présidence lors de la prochaine élection le 24 septembre à Paris et que l’ancien troisième ligne lui succède d’ici environ deux ans, le président du syndicat des joueurs doit faire face à une nouvelle embûche.

En effet, ce dernier fait l’objet d’un courrier adressé par le président de la Ligue nationale de rugby, Paul Goze, au comité d’éthique et de déontologie du rugby français, daté du 5 septembre dernier et auquel nous avons eu accès.

Le cœur du problème ? Le poste de directeur général de Vivendi Sport occupé par Robins Tchale-Watchou depuis quelques mois, en marge de ses activités dans le rugby français. Pour rappel, Vivendi possède Canal + qui détient les droits du Top 14 jusqu’en 2023 et codétient ceux du Pro D2 jusqu’en 2020. Le groupe intervient également comme agence de commercialisation des droits télé internationaux du Top 14 jusqu’en 2019 et a le contrôle d’Havas, qui travaille régulièrement avec la LNR comme agence de communication et qui réalise les animations effectuées lors des phases finales de Top 14. Enfin, Vivendi possède Universal, qui organise le concert de la finale du Top 14 depuis trois ans. Robins Tchale-Watchou étant, en sa qualité de président de Provale, membre du comité directeur de la Ligue, les dirigeants de cette dernière craignent ouvertement un risque de caractérisation de conflit d’intérêts. Ils ont donc saisi le comité d’éthique pour solliciter son avis quant à la façon d’appréhender les faits. Nous avons tenté de joindre Robins Tchale-Watchou ce week-end, sans succès.

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