Castres : Après une préparation volontairement écourtée pour favoriser la récupération, les Tarnais font face à un copieux programme.

Déplacement à Montpellier, réception de Lyon, déplacement à Toulon. Voici le copieux menu qui attend les Castrais pour les trois premières journées. Un programme si dense qu’il ferait frémir n’importe quelle équipe, même le champion en titre. En trois journées, les Castrais vont affronter rien moins que trois des six équipes qualifiées pour la dernière phase finale. Et pour couronner le tout, on ne peut pas dire qu’ils ont eu suffisamment de temps pour se préparer à un tel bloc de matchs : " Sauter en parachute, ce n’est pas suicidaire. Ce qui l’est, c’est de n’avoir que cinq semaines de préparation avant le Top 14 ! " plaisantait le deuxième ligne Loïc Jacquet dans le web documentaire " Passes Croisées " tourné avec le 8e régiment parachutistes d’infanterie de marine de Castres. Suicidaire ? Non… Les Tarnais l’ont déjà fait il y a deux ans. Et cela ne les avaient pas empêchés de se qualifier en fin d’exercice. Et puis la grande différence c’est que les Castrais ont sciemment choisi d’écourter leur préparation pour profiter de six semaines de repos afin de se régénérer d’une folle saison : " Nous avions fait ce choix en mars, raconte le manager Christophe Urios, à ce moment-là, nous étions loin de nous douter que la saison allait être aussi longue. Pour autant, je reste persuadé que c’était le bon choix à faire. Si c’était à refaire, je ne changerais rien. Car les joueurs sont revenus avec beaucoup de fraîcheur et d’envie. C’était essentiel pour la saison à venir. "

Prêts ou pas prêts ?

Alors, les Castrais seront-ils prêts pour ce remake de la dernière finale ? Mystère. " C’est une inconnue, comme à chaque début de saison. Les matchs amicaux sont rarement révélateurs, car on joue un jeu qui n’est pas le nôtre : on ne joue pas au pied, on ne prend pas les pénalités… Sale a dû faire dix fautes dans nos 40 mètres. En Top 14, on prend les points et on gagne le match. On ne sera peut-être pas prêts contre Montpellier, mais il faudra qu’on le soit contre le Lou. Pour autant, il me semble que l’on a basculé. Le match de Sale peut être utile, car les Anglais nous ont imposé beaucoup d’intensité. Nous avons répondu, parfois de façon maladroite, mais ce match a eu le mérite de nous mettre dans le bain." Réponse dimanche soir.

Simon Valzer

Journaliste

Il est originaire de Besançon, une région pas vraiment réputée pour sa culture rugby. La sienne est pourtant très riche et ce n'est pas un hasard : Simon a effectué un pèlerinage dans la mecque du rugby : en Nouvelle-Zélande. Il y a passé un an à l'université d'Hamilton, berceau des Chiefs (son équipe fétiche). Ce troisième ligne n'a pas suivi la trajectoire de Califano ou de Lespinas, autres Frenchies passés par le pays au long nuage blanc : il est devenu le docteur de Midi Olympique, titulaire d'une thèse en anthropologie intitulée «Un exemple de revitalisation culturelle : les arts performatifs maori, Haka et Kapa haka». Voilà qui ne s’invente pas.