À 33 ans, le joueur fait son retour dans son club formateur, en qualité de joker médical de Benoît Paillaugue. Un retour pour le numéro 9 passé par Castres, Paris puis Pau avant de rentrer finir sa carrière "chez lui" comme il dit.

Que signifie pour vous le fait de porter à nouveau le maillot de ce club ?

C’est très particulier. Quand je suis parti (en 2012-2013, N.D.L.R.), j’avais, dans un coin de la tête, l’idée de revenir pour finir ma carrière dans mon club formateur, là où tout a commencé. C’est le rêve de tout joueur professionnel, j’imagine. Parfois, l’histoire ne s’écrit pas comme ça. Personnellement, j’ai la chance de pouvoir le vivre, de revenir dans mon club de cœur et de jouer à nouveau aux côtés de Louis (Picamoles), Fufu (Ouedraogo) ou encore de garçons comme Kélian (Galletier). C’est quelque chose d’exceptionnel.

Est-ce une manière de boucler la boucle ?

Exactement. C’est une jolie façon de terminer une carrière. Il y a quelque chose d’indescriptible… J’ai commencé le rugby au MHR à l’âge de 5 ans, j’y ai fait toutes mes gammes depuis l’école de rugby. Je suis passé par le centre de formation, suis devenu professionnel et j’ai connu des sélections en équipe de France sous ce maillot. C’est mon club, je le connais par cœur. Mon ADN est montpelliérain.

 Vous parlez de fin de carrière. Ce sera donc votre dernier contrat ?

Je parle de fin de contrat parce que, maintenant que je suis revenu à la maison, je ne pense pas repartir. On ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait mais mon ambition première est de rester au club et d’y finir ma carrière.

À vos débuts comme professionnel à Montpellier, vous formiez « les 4 fantastiques » avec Fulgence Ouedraogo, Louis Picamoles et François Trinh-Duc. Le quatuor est quasiment reformé. Cela rend-il votre retour encore plus savoureux ?

Nous en avions souvent discuté entre nous, on se disait que ce serait génial de jouer ensemble à nouveau sur nos vieux jours (rires). Cela rend ce retour encore plus fabuleux. Trois sur quatre sous le même maillot à nouveau, c’est assez dingue quand on y réfléchit.

Cela met-il un coup de vieux ou un coup de "boost" ?

En revenant au club, j’avoue que j’ai trouvé mes coéquipiers assez jeunes par rapport à moi (rires). Mais non, franchement, ça me met un énorme coup de "boost". Je suis plein d’envie, plein d’entrain, plein d’énergie. Je suis plus libéré et plus mature aussi. Je veux apporter tout ça à cette équipe.

Emilie Dudon

Journaliste

Vous avez déjà joué au rugby ? Elle, oui ! Et fut même championne de France (troisième division) en 2002 avec l'Entente Bon-Encontre-Lectoure au terme d'une saison exceptionnelle : 534 points marqués, 89 essais, 11 victoires en 12 matchs disputés toutes phases confondues. Elle était une centre percutante, elle est devenue journaliste talentueuse s'appuyant sur un caractère en béton armé pour survivre dans « ce monde de mâles ». Jusqu'au boutiste et passionnée, elle vit chacune des rencontres du XV de France, du Montpellier Hérault Rugby - qu'elle suit prioritairement pour Midi-Olympique- et du SU Agen – sa ville de naissance - avec une angoisse non-feinte. En constante recherche d'excellence, elle n'a qu'un seul crédo : vérifier et revérifier ses informations.