Les Tarn-et-Garonnais sont dans une logique de construction. Si figurer dans le top 20 du rugby français demeure leur principal objectif, ils cherchent aussi à passer un cap en termes d’image, d’infrastructures et de communication.

Toujours remettre son ouvrage sur le métier. Les saisons se touchent et la déception de la demi-finale perdue face à Grenoble à peine digérée qu’il faut déjà penser à construire le prochain exercice avec, tant que faire se peut, les mêmes exigences de réussite. Car oui, Montauban ne se cachera pas et sera à nouveau - et plus que jamais - candidat au top 6. « Nous voulons ancrer le club durablement dans le top 20 du rugby français, ce qui revient à dire que nous voulons nous qualifier pour la phase finale du Pro D2 », explique Jean-François Reygasse, le dynamique président du directoire de l’USM. Pour y parvenir, les dirigeants montalbanais ont réussi à donner un peu plus de relief à leur enveloppe budgétaire, qui est passé de 6,2 millions d’euros en 2017-2018 à 6,6 millions d’euros pour l’exercice à venir. Pas encore de quoi mener grand train mais cette augmentation est le symbole que la renommée du club grandit saison après saison, étendant peu à peu son aura loin des frontières de la cité d’Ingres. 

Un marathon sans trou d’air

Si on peut d’ores et déjà écrire que ce nouvel exercice de Pro D2 sera probablement le plus homogène et le plus relevé de l’histoire, avec des équipes revanchardes comme Brive ou Oyonnax et des promus plus forts que jamais ou des recrutements trois étoiles de Nevers à Biarritz, Montauban reste fidèle à sa ligne directrice. On recrute peu mais bien et on fait confiance à la majorité des hommes en place. L’équipe fanion pourra compter sur un « squad » de 50 joueurs mêlant jeunesse, expérience, fraîcheur, maturité et complémentarité. Le recrutement le plus « clinquant », finalement, est à chercher sur le banc des entraîneurs où Jean-Frédéric Dubois succède à Chris Whitaker. « Jeff », qui sort d’une expérience amère auprès des arrières du XV de France sous la houlette de Guy Novès arrive à Montauban avec un enthousiasme de cadet, heureux à l’idée de retrouver le terrain. 

Au fur et à mesure des saisons qui passent, le club apprend. Le grand enseignement du dernier exercice se résume en une question : comment traverser un championnat semblable à un marathon de trente matchs étalés sur une période de dix mois sans subir de trou d’air ? Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, au vu de son parcours exceptionnel jusqu’au mois de février et fort de ses huit victoires à l’extérieur - un record - Montauban serait certainement en Top 14 si le club tarn-et-garonnais n’avait pas perdu quatre matchs consécutifs au tournant de l’hiver et du printemps. « C’est très difficile de rester constant dans la performance sur une si longue période. À nous de travailler et de chercher les solutions pour tendre vers un maximum d’efficience dans cette quête, » explique « PP » Lafond.

Hors terrain, le club cherche à rajeunir l’image de son stade et de ses infrastructures. Après la création en fin de saison dernière du magnifique espace Valorem et l’apparition d’un community manager chargé de gérer les réseaux sociaux de l’USM, le club s’active pour faire progresser la qualité de l’accueil à Sapiac. « L’idée, à terme, c’est de faire de notre célèbre cuvette un lieu de vie plus moderne, plus attirant, plus vendeur », expliquait en fin de saison dernière le dynamique président Reygasse. Car si la cuvette a un charme incontestable, elle n’en demeure pas moins un peu « vieillotte » et mériterait un petit coup de frais. Le club en est conscient et après avoir obtenu la réfection de la pelouse (pose de drains notamment) l’été dernier, d’autres axes d’améliorations sont en cours. L’objectif de retrouver le haut niveau à moyen terme passera s’en doute par l’évolution de ce fief emblématique du rugby hexagonal.

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