Le selectionneur des Anglais, Eddie Jones, a été surpris en train de s’énerver par le grand écran du stade.

Avec le gros plan sur le grand écran, on a même pu lire sur ses lèvres quand il s’est énervé : « How f.… stupid are we ! » qu’on pourrait traduire par : « Pu…, qu’est ce qu’on est c.… !» C’était après une pénalité concédée par Sam Underhill, jugé par ailleurs comme le meilleur anglais de l’après-midi. Évidemment, il lui a demandé comment il s’était trouvé dans cette scène de jeteur de cahier. « Je ne l’ai pas vue. Mais vous me demandez si j’étais frustré ? Oui, je l’étais. C’est quand même assez frustrant, non ce qu’on a vu ? On veut faire du bon rugby et sincèrement, après ce match, je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas désappointés… Nous n’étions pas dans le bon rythme. »

 

Tout de même satisfait

Mais cette colère passée, le sélectionneur des Anglais fut plutôt clément avec son équipe. « La vérité, c’est que nous n’avons plus joué ensemble depuis le mois de mars. La plupart de nos cadres étaient partis avec les Lions et nous n’avons eu que deux séances d’entraînement pour nous retrouver. Alors, nous avons manqué de liant. Mais en fait, nous nous sommes créé de bonnes situations, mais il y a toujours eu une passe en avant, une passe derrière, une passe à la mauvaise personne pour gâcher ces opportunités. » La semaine prochaine, il retrouvera son ancienne sélection, les Wallabies (1999-2005). « Nous savons comment nous allons les affronter et je pense que ce sera un match très excitant. Et j’espère qu’ils joueront à cette occasion leur meilleur rugby…»

Jérôme Prévot

Journaliste

Féru d'histoire, boulimique d'information, ce supporter des Girondins de Bordeaux et de Dimitri Yachvili (à propos duquel il écrivit un jour : « Une équipe comptant Yachvili dans ses rangs n'a jamais perdu d'avance ») ne cache pas une fascination pour la planète people et pour le rugby international. Il aime tous les débats mais sait se montrer intransigeant : l'amour du maillot est la plus belle des vertus, l'arrêt Bosman un drame absolu. S'il avait un proverbe, ce serait celui-ci : le beau jeu, c'est celui qui gagne.