Dimanche c’est le premier derby de l’histoire entre le stade toulousain et Blagnac. Une rencontre qui aura pour cadre le stade wallon…

Le Top 8 féminin donne un coup de jeune au rugby toulousain. Jadis entre 1994 et 2003, les derbys de la Haute-Garonne entre le Stade toulousain et Colomiers entretenaient des discussions enflammées autour d’un ou plusieurs verres. Désormais, ce derby avec un D majuscule n’a plus droit de cité. À l’heure actuelle, le derby de la Haute-Garonne au sein du plus haut niveau de la hiérarchie ovale, c’est maintenant une affaire de femmes. Dimanche dans l’enceinte même du stade Ernest-Wallon, le Stade toulousain en découdra face à Blagnac. Une opposition qui sera la première de l’histoire entre les stadistes et le tout nouveau Blagnac rugby féminin. Une opposition XXL entre deux formations qui ont fait une très fructueuse entame de championnat. Les Stadistes se sont exportées avec succès à Rennes (14-8) et à Bayonne (17-6) tandis que les Blagnacaises se sont imposées à Bobigny (16-13). En revanche, elles ont eu quelques frayeurs lors de la venue de Rennes samedi dernier. Les Haut-Garonnaises se sont imposées à la dernière seconde à la faveur d’un drop de l’ouvreuse Audrey Abadie (victoire 8-7).

Blagnac : sans Neisen ni Abadie

Qui du Stade toulousain ou Blagnac confortera son invincibilité ? Tout laisse croire que les Stadistes ont la faveur du pronostic d’autant qu’elles vont évoluer sur la grande pelouse d’Ernest-Wallon. Et d’autre part, Blagnac sera fragilisée par l’absence de deux joueuses cadres : Marjorie Mayans et Carla Neisen retenues avec France VII. « Nous payons l’impôt sur la fortune, dit avec humour le manager blagnacais, Richard Caravacca. Pour ce derby de la Garonne, c’est bien dommage d’être privés de deux excellentes joueuses. Au sein de l’effectif, nous avons des ressources et des réserves. Les remplaçantes seront à la hauteur. Nous avions demandé d’avancer le match au samedi 14 octobre, mais cela n’a pu être validé par le Stade toulousain. » Vivement dimanche pour cette suprématie haute-garonnaise.

Didier Navarre

Journaliste

Ni plus ni moins que la mémoire vivante du Midi Olympique. De fait, aucun visiteur de l'open space de la rédaction du Midol n'a pu échapper à ce genre de conversation, captée au détour d'un bureau : - « Tu sais qui a marqué le plus de points dans l'histoire de la poule unique ? » -« Non, demande à Didier. » Ou encore : - « Eh, qui sait quel club est le plus titré en juniors Balandrade ? » - «Non, demande à Didier. » Notre conteur d’Histoire est également un précieux rouage du rugby amateur dans le grand sud, et un expert du rugby à XIII...