CONSULTANT DEPUIS UN AN, ÉRIC CATINOT A DÉCIDÉ SUBITEMENT D’ARRÊTER SA COLLABORATION AVEC LE RHEU (FEDERALE 2). DEUX JOUEURS ONT ÉTÉ PROMUS POUR ÉPAULER L’ENTRAÎNEUR OLIVIER CHAZEAU.

Le Rheu et Éric Catinot, c’est fini ! L’histoire entre le club breton et son super consultant s’est achevée il y a une semaine à l’initiative de l’ancien entraîneur d’Oyonnax, de Bourgoin, et de Chalon. Et de façon assez sèche. Dimanche soir 1er octobre, sur les coups de 19 heures, Stéphane Milaneze, le nouveau président du Rheu, élu au mois de juin, a appris sa décision par texto. Éric Catinot occupait ce poste de consultant depuis un an. Le changement de présidence n’avait visiblement pas bouleversé le plan de construction établi avec lui par l’ancienne équipe en place. Ce plan avait pris une certaine ampleur à l’intersaison quand le Rheu avait annoncé les recrutements de plusieurs joueurs de renoms. Éric Catinot et Olivier Chazeau, l’entraîneur qu’il avait lui-même mis en place, avaient notamment réussi à faire venir plusieurs anciens joueurs de Vannes. Après une première saison assez réussie en Fédérale 2 — participation au match de barrage conter Rennes — leur projet semblait prendre une nouvelle envergure. Mais Éric Catinot a décidé d’y mettre un terme, et par un procédé qui n’a pas forcément été apprécié. « Aujourd’hui encore je suis sous le choc et je ne sais toujours pas pourquoi Éric a quitté le club, s’est offusqué le président. En réponse à un premier texto que je lui avais adressé, il m’a répondu qu’il n’était pas d’accord avec le projet, et qu’il arrêtait. Soit, mais pas comme ça ! On ne part pas en adressant un vulgaire texto et un mail adressé à chaque joueur, que certains ont lu sur leur portable. » Contacté, Éric Catinot a expliqué de son côté « que, si les dernières communications entre nous avaient été faites autrement que par texto, j’aurai sans doute utilisé un autre moyen… Je n’ai pas rompu de contrat. Je reprends ma liberté. J’étais un simple consultant au club et n’avais aucun engagement écrit avec lui. Pour moi, ma mission est terminée. L’équipe a bien débuté. Elle est sur les rails, et n’est pas en danger. Mon départ correspond à un choix personnel, et je pense que c’était le bon moment pour le faire. Ceux que j’avais fait venir, je les ai eus directement au téléphone pour m’expliquer. » La lassitude de faire chaque semaine le trajet aller et retour entre Le Rheu et Chalon-sur-Saône, où réside sa famille, a également pesé dans son choix.

Loubéry et Basauri promus entraîneurs

Alors que la direction du club ne s’attendait visiblement pas à une telle situation, les joueurs aussi sont sous le choc. « Nous sommes tombés de haut, a commenté Régis Loubéry. Mais c’est sa décision et son choix. » Dans cette équipe du Rheu, la dynamique initiée avec le nouveau groupe commençait à porter ses fruits. Passé un premier revers chez les voisins de Rennes, les Rheusois avaient embrayé sur un succès à domicile contre Gennevilliers et un match nul à l’extérieur à Marcq-en-Barœul. Cette équipe à fort potentiel semblait pouvoir s’épanouir. Il va falloir relancer une nouvelle dynamique. Dans l’urgence, les dirigeants rheusois ont décidé de promouvoir Olivier Chazeau au poste responsable coordonnateur du projet sportif. Il assurera sa fonction en étant épaulé par deux nouveaux adjoints : les joueurs Régis Loubéry, pour les avants, et Inaki Basauri pour les arrières, participeront à l‘organisation du travail l’entraînement. C’est une nouvelle page qui vient de s’ouvrir. Et pour quels résultats ?

Par Didier Le Pallec (avec Guillaume Cyprien)

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