Plus les saisons passent et plus les Mazamétains se rapprochent des places d’honneur de la Fédérale 2. Leur objectif de rejoindre l’élite amateur à court terme est plus que jamais d’actualité.

Petit à petit, Mazamet étend son emprise. Après deux saisons réussies, où le club tarnais a su se hisser en phase finale de Fédérale 2, le vénérable SCM semble prêt à passer le dernier cap qui le tient encore éloigné de son objectif ultime : rejoindre la Fédérale1, l’élite amateur. Le président Laurent Cabrol n’a jamais laissé planer le mystère sur ses intentions depuis sa prise de fonctions à la tête du club de la cité lainière. Son ambition est de replacer Mazamet sur l’échiquier du rugby tarnais voire français. Dans ce but, conquérir la Fédérale 1 est une étape cruciale, tant sur les plans sportifs que médiatiques. Mazamet n’en est pas encore là mais la saison à venir pourrait être un joli tremplin vers l’élite. Qui sait ? Le club se donne, en tout cas, les moyens de parvenir à ses fins. Son recrutement est ambitieux et intelligent. De jeunes joueurs talentueux (Brichet, Kamayou, Garcia…) en quête de temps de jeu viendront gonfler les rangs et s’aguerrir aux côtés de « vieux » briscards recrutés pour leur expérience des niveaux supérieurs. Comment ne pas citer Emmanuel Etien, arrivé au club lors de cette intersaison et qui était encore il y a deux mois une des poutres principales de l’effectif de Carcassonne en Pro D2. L’emblématique entraîneur Nicolas Hallinger parti vers d’autres fonctions, c’est David Aliès et Anthony Julian qui seront amenés à présider aux destinées de cette équipe. À eux de trouver la bonne formule pour faire cohabiter jeunesse et expérience. S’ils y parviennent, le mélange pourrait s’avérer détonnant.

Recréer une ambiance

Outre le sportif, Laurent Cabrol souhaitait travailler sur l’attractivité du club. Il citait dans ces colonnes un de ses modèles, Max Guazzini, qui a su en son temps allier sports et spectacle. « Au début de l’ère Guazzini, beaucoup l’ont décrié. Personnellement, j’applaudissais des deux mains. Il avait tout compris. Il a su faire des matchs du Stade français, un vrai show. » Et de vouloir appliquer la recette à l’humble SCM : « Je veux que les matchs soient un spectacle permanent. Réintroduire la musique et la fête. » Sur ce plan-là, même si le stade de la Chevalière ne rugit pas encore comme pouvait le faire Jean-Bouin à sa belle époque, force est de constater que le public a su se renouveler et que les dimanches mazamétains ont retrouvé de la couleur. Cela ne peut aller qu’en s’améliorant encore. Le club tarnais aura fort à faire pour tenir ses objectifs. Il faudra ferrailler au sein de la poule 5 avec encore de sacrés clients : Castelnaudary, Leucate, Prades, Balma, l’étoile catalane, Salanque-Côte radieuse, Millau, Saverdun, FCTT, Villefranche-de-Lauragais ou encore Pamiers. À cœurs vaillants, rien d’impossible !

Par David BOURNIQUEL 

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