Lacapelle-Marival domine le championnat d’Honneur du Limousin et peut espérer accéder à la Fédérale 3. Une belle performance pour une localité de 1 500 habitants dont le secret de la réussite sportive est la formation.

Lacapelle-Marival, c’est une belle localité du Causse du Quercy. Un village lotois très apprécié par les touristes anglais pendant la période estivale. Lors des moments les plus austères, ce sont 1 500 âmes qui animent et font vivre cette commune où la passion ovale coule dans les veines de tous les administrés. À Lacapelle, on aime le ballon ovale et ce, depuis son premier rebond lors de l’année 1972. Cette passion est incarnée par la première association sportive du village, celle du Stade marivalois qui deux dimanches dans le mois, fait le plein de spectateurs autour des mains courantes de l’enceinte du Moutier. En ce moment, supporters et spectateurs ont de bonnes raisons de venir en plus grand nombre au Moutier puisque les deux équipes seniors dominent leur championnat respectif. L’équipe réserve est actuellement en tête de sa poule unique devant Saint-Simon et peut légitimement espérer une qualification pour le championnat ainsi qu’une participation à la prochaine finale territoriale.

Quant à l’équipe fanion, elle domine de la tête et des épaules l’Élite régionale du Limousin. En douze rencontres officielles, elle a, à son actif, onze victoires pour un seul incident de parcours, il y a une quinzaine de jours à Causse-Vézère (défaite 8-24). Un revers qui n’a presque pas d’incidence au classement puisque Saint-Simon, son poursuivant direct au classement accuse onze points de retard sur les Lotois. À moins d’un extraordinaire incident de parcours, le Stade est maître de son destin pour accéder à la Fédérale 3. Mais plus que cette promotion à l’étage supérieur, ce qui motive le plus l’ensemble du club : «C’est la conquête du titre régional, déclare le secrétaire Jean Pauly. Et si nous pouvions faire le doublé avec l’équipe réserve, ça serait extraordinaire. » Le Stade marivalois est heureux comme un poisson dans l’eau. 

 

Le deuxième club du Lot en terme de licenciés

Dans ce coin du Causse lotois, éloigné des grands axes urbains, cette réussite sportive étonne. Tout simplement, elle est le fruit d’un travail axé sur la formation. «C’est le résultat d’un travail de fond commencé il y a quelques années, ajoute Jean Pauly. En collaboration, avec le comité du Lot, nous avons recruté à mi-temps un agent de développement qui coordonne toute la formation des jeunes des moins de 6 ans jusqu’aux juniors. En passant par les féminines, il intervient dans les écoles et surtout, il forme nos éducateurs. Nous faisons en sorte de rendre le club attractif, ce n’est pas par hasard que nous avons trois cents licenciés, ce qui fait que le Stade est le deuxième club du département. Nous avons aussi un œil attentif sur les équipes cadets et juniors qui sont les principaux pourvoyeurs de nos équipes seniors. Pour le moment, cette politique fonctionne. On ne voit pas pourquoi on changerait de mode de fonctionnement. » En attendant les Lotois espèrent vivre un printemps radieux. Ils songent à une consécration régionale et ne perdent pas de vue non plus, une aventure en championnat de France. Un titre national, c’est la seule chose qui fait défaut à ce club attachant.

Didier Navarre

Journaliste

Ni plus ni moins que la mémoire vivante du Midi Olympique. De fait, aucun visiteur de l'open space de la rédaction du Midol n'a pu échapper à ce genre de conversation, captée au détour d'un bureau : - « Tu sais qui a marqué le plus de points dans l'histoire de la poule unique ? » -« Non, demande à Didier. » Ou encore : - « Eh, qui sait quel club est le plus titré en juniors Balandrade ? » - «Non, demande à Didier. » Notre conteur d’Histoire est également un précieux rouage du rugby amateur dans le grand sud, et un expert du rugby à XIII...