Uini Atonio, le pilier du XV de France, revient sur ce drôle de match qui a échappé aux Bleus en toute fin de partie, après une entame poussive.  

En sueur mais sans larmes, Uini Atonio s’est présenté devant la presse une bonne heure après le coup de sifflet final de la rencontre. Celui qui fut longtemps remplaçant en équipe de France, désigné impact player à qui l’on demandait d’apporter toute sa puissance à son entrée en jeu, a prouvé qu’il était désormais en mesure de durer. Face à l’Australie, huit jours après la large victoire remportée aux dépens des Samoans, il a été confronté à un nouveau défi. «Non, ce n’est pas plus physique face aux Wallabies mais, n’empêche, ils ont des qualités énormes à l’image de leurs fidjiens, aux ailes. Je n’oublie pas Kuridrani qui marque un essai extraordinaire. Sans oublier Pocock et Fardy, en troisième ligne… Ces deux-là nous ont fait mal. Ce sont de vrais poisons pour l'attaque. Dès qu’ils mettent les mains sur le ballon, vous êtes très mal… Pocock ? Il mesure un mètre quarante (rires) et il est difficile de l’enlever de la zone de ruck. J’ai du me plier en quatre ! C’est la clé du match : ils parviennent à ralentir nos libérations et à nous voler des ballons important quand nous, à l’inverse, ne parvenons pas à les contrer à ce niveau, ou pas assez. Ils ont très bien joué le coup… Ceci dit, nous aurions très bien pu l’emporter en toute fin de rencontre, dans les ultimes secondes, si Camille (Lopez) avait réussi son drop ou si l’arbitre nous avait accordé une pénalité sur les deux fautes commises par les Wallabies ; d’abord en mêlée et ensuite sur le ruck qui suivit.  Chaque fois, il y avait faute… S’il avait sifflé une dernière pénalité, il n’y aurait pas eu de scandale. Cette fin de match ultra serrée me rappelle la précédente confrontation avec l’Australie (2014), quand nous l’avions emporté 29-26. A l’époque, la derniière mêlée s’était déroulée sous nos poteaux et nous n’avions pas cédé… »

Emmanuel Massicard

Rédacteur en chef

En 2011, Emmanuel a succédé à Jean-Roger Delsaud à la tête de la rédaction du Midi Olympique. Ancien demi de mêlée, «Manu» a débuté sa carrière de journaliste au magazine «But», avant de revenir à ses premiers amours quand Olivier Rey (un historique de Stade 2) lui proposa la direction de l'hebdomadaire France Rugby. La suite allait s'écrire à Midi Olympique, où Jacques Verdier l'a appelé en mai 2004. Une évidence : enthousiaste et entraînant, pointilleux et exigeant, ce fils de journaliste est un authentique passionné, qui fait de l'info son crédo.